
La dimension juridique du service public garantit les droits fondamentaux du citoyen : droit à la vie, à la dignité, à l’instruction, à la santé, au respect de la vie privée et familiale, à la liberté de circulation et d’information, et à la protection sociale. Elle va de pair avec le rôle étendu conféré à la puissance publique, expliquant par là même l’importance du droit administratif, beaucoup plus réduit chez nos partenaires européens.
Cet ensemble de droits inscrits dans la logique égalitaire qui, sans gommer les différences originelles, vise à doter chaque citoyen de l’égalité civile, politique et sociale, se retrouve dans une formule usuelle mais complexe: l’intérêt général. Distinct de l’intérêt particulier (contrat de travail-salaire) et de l’intérêt privé (propriété-capital), il désigne les activités de service, marchand ou non, considérées essentielles à l’ensemble des citoyens par les autorités publiques. Pour cette raison, ô combien légitime, elles sont soumises à des obligations spécifiques de service public. Ainsi, l’on peut dire que la satisfaction de l’intérêt général est la fin qui justifie l’existence des services publics. Assortis de monopoles contrôlés par des administrations centrales, sous la double tutelle du ministère des Finances et d’un ministère technique, ils constituent le secteur public.













