

Directeur des opérations Europe
Objet : NOTIFICATION d’un JUGEMENT Conseil de Prud’hommes NIMES 30
Affaire : Claude LHERITIER – contre – SA Owens Corning Fiberglas France
Copies à : M. J.F. SANTICOLI Directeur général CSB Europe
M. Eric LAUNOIS Directeur Usine O.C.F l’Ardoise
Mme Carole PAGIS
DRH O.C.F l'Ardoise
Monsieur DRUART,
Par votre courrier (Recommandé A.R) du 24 octobre 2005, ayant pour objet « sanction suite à un entretien disciplinaire », vous aviez signifié une « mise à pied » de 2 jours (dont 1 jour férié) à l’encontre du délégué syndical Force Ouvrière Claude LHERITIER.
A cette date, vous occupiez la fonction de directeur usine d’O.C l’Ardoise.
C’est sur un incident mineur (toucher la visière d’une casquette) que vous entendiez appliquer votre sanction injustifiée.
Lors de « l’entretien disciplinaire » du 18 octobre 05 et plus tard par écrit, notre organisation syndicale vous déclarait être convaincue que vous aviez délibérément fait le choix de porter préjudice à un responsable syndical F.O et, de fait, l’intention réelle de nuire à notre organisation.
En effet, comment penser autrement lorsque l’on sait, puisque ‘non démenti’ par vous que votre injuste sanction reposait sur le récit d’un délégué syndical « Rapporteur » qui n’a pas d’amitié envers le syndicat Force Ouvrière, mais qui entretient d’excellents rapports avec la direction de l’Ardoise.
Triste, ce « délateur » (personne qui dénonce pour des motifs méprisables) qui n’a rien vu et qui a connu les faits reprochés par un de ses camarades qui regretta rapidement d’en avoir fait état.
Avec nos Instances Nationales et Départementale ‘nous vous avons tendu la perche’ et vous avez maintenu votre refus d’annuler votre sanction.
L’ABUS de POUVOIR et LA DELATION NE PASSERONT PAS !
Le 19 janvier 2006, le délégué syndical F.O soutenu sans restriction par l’organisation syndicale Force Ouvrière décide de saisir le Conseil de Prud’hommes de NIMES.
Le 25 janvier 2007, le bureau de Jugement du Conseil de Prud’hommes ANNULE la mise à pied des 10 et 11 novembre 2005,
CONDAMNE la S.A. OWENS CORNING FIBERGLAS France
- à payer à titre de remboursement la mise à pied des 10 et 11 novembre 05
- à payer (500€) au titre de l’article 700 du Nouveau Code de Procédure Civile
- Met les dépens à la charge de la société O.C.F
Monsieur DRUART, nous sommes conscients des responsabilités d’un Directeur Usine, c’est une mission difficile à assumer, mais nous aurions souhaité que vous soyez animé de plus de compréhension, d'équité.
Indulgence et Equité ne sont pas, hélas, les qualités qui vous ont conduit à sanctionner durement deux autres de nos collègues de travail à la fin de novembre 2006. Concernant ces sanctions nous pouvons affirmer qu’à la lecture des ‘notifications des sanctions’ nous avons constaté qu’ont été utilisés des mots ou expressions excessifs qui n’avaient pas été utilisés au cours des entretiens mais qui contribuaient à amplifier, volontairement, les faits reprochés.
Les sanctions infligées furent, là aussi, démesurées ; 2 jours de mise à pied pour l’un et 1 jour de mise à pied pour l’autre (et dire que vous aviez tenu compte « des bons états de service » !). Alors, bien sûr, nous ne minimisons pas la conséquence (blessure) des faits pour un troisième salarié.
Là où le bât blesse, Monsieur DRUART, c’est que les responsabilités n’ont pas été équitablement partagées, il existait une responsabilité celle d’O.C en matière de mise en sécurité des lieux où se sont déroulés les faits reprochés.
Aujourd’hui, par cette LETTRE OUVERTE, le Syndicat Force Ouvrière apprécierait à sa juste valeur le rétablissement de nos collègues de travail dans leurs droits.
Monsieur DRUART, le syndicat F.O ne gardera pas en mémoire de bons souvenirs de ces épisodes. Nous avons eu l’occasion de vous affirmer que la pérennité de l’entreprise O.C, son développement sont des objectifs que nous partageons avec nos Dirigeants, ce sont les moyens utilisés pour réussir qui nous opposent parfois.
Tous les employés d’O.C ont des Droits et des Devoirs.
L’abus d’autorité ou de pouvoir, l’exercice de délation à des fins de réussite professionnelle, sont en totale opposition avec la compréhension que nous avons de la politique d’O.C en matière de communication. L’idée de ‘diviser pour régner’ ne contribue pas à la réussite de l’entreprise, tôt ou tard, les adeptes en font les frais.
Apprendre à vivre, à travailler, avec nos différences n’est pas toujours chose facile, mais devoir accepter l’Injustice sans mot dire n’est pas du domaine de l’acceptable.
Le syndicat c.g.t FORCE OUVRIERE d’O.C.F invite tous les salariés(ées) victimes de sanctions démesurées, injustifiées, à faire valoir leurs droits. Une pression exercée, la crainte de répression peuvent contribuer à rendre la démarche difficile. Chacun d’entre nous, quel que soit sa position sociale, doit prendre conscience de la nécessité de s’armer de courage pour faire valoir ses droits.
Force Ouvrière apporte son aide aux salariés demandeurs.
Avec nos salutations,